Champignons, algues, bactéries : le mobilier du futur sera écolo et vivant !


Publié le 16 avril 2019 par Margaux Dussert - Temps de lecture : 3 min -
Provenance : L’ADN / 6 mars 2019
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Résumé


L’exposition “La fabrique du vivant” à Paris crée de la vie de manière artificielle pour imaginer un futur plus souhaitable. Ce lieu propose des alternatives aux plastiques, au béton et aux matériaux du textile (deuxième industrie la plus polluante au monde) en utilisant les bio-innovations des secteurs de la mode, du design et de l’architecture.

Quelques exemples :

  • Technologie du mycélium imprimé en 3D : le designer néerlandais Eric Klarenbeek génère une alternative au plastique en fabriquant des objets « vivants », capables de produire de l’oxygène et compostables après utilisation.
  • Avec « The Living », l’architecte David Benjamin créé une structure constituée de briques issues d’un alliage de mycélium de champignon en croissance et de déchets agricoles. Dès qu’elle n’est plus alimentée en eau, la structure stoppe sa croissance et son « auto-assemblage » et semble aussi solide qu’un mur de béton.
  • une lampe à bactéries bioluminescentes.
  • des façades d’immeubles cultivant des micro-algues et absorbant du CO2.

Article


Champignons, algues, bactéries : le mobilier du futur sera écolo et vivant !

Au Centre Pompidou, l’exposition « La Fabrique du Vivant » explore la recréation artificielle de la nature. Champignons, algues, levures, bactéries… les micro-organismes pourraient bien façonner la mode, le mobilier et l’architecture de demain.

Se loger, s’équiper, s’éclairer et s’habiller à l’aide de bio-matériaux. C’est l’hypothèse qu’explore « La Fabrique du Vivant » au Centre Pompidou, une exposition collective rassemblant une cinquantaine de créateurs mus par un objectif commun : créer de la vie de manière artificielle pour imaginer un futur plus souhaitable, au regard des urgences environnementales actuelles.

ATTENTION : ÇA GROUILLE ET ÇA CODE…

Des briques en mycélium de champignon s’agglomérant naturellement, des vases en cellules animales et humaines, une lampe à bactéries bioluminescentes, des façades d’immeubles cultivant des micro-algues et absorbant du CO2, de la fourrure en fibres naturelles… Véritable laboratoire expérimental réunissant artistes, scientifiques, architectes et designers, le lieu propose des alternatives aux plastiques, au béton et aux matériaux du textile, deuxième industrie la plus polluante au monde.

Aussi disparates qu’étonnants, les projets présentés mixent des techniques de création brutes et primitives avec de la biologie synthèse et du numérique.

UNE CENTAINE D’ŒUVRES VIVANTES ET ÉVOLUTIVES

Présentant une centaine de projets aux matériaux évolutifs (certains sont impliqués dans « un processus de croissance ou de dégénérescence »), l’exposition passe au crible les bio-innovations des secteurs de la mode, du design et de l’architecture. À l’instar de l’artiste Ani Liu, une ancienne du MIT dont les créations fascinantes s’amusent à développer des synergies inter-espèces, elles ont pour objectif de reconnecter nos modes de vie au vivant et à la nature.

Côté design, on s’approprie les biotechnologies pour fabriquer des matériaux plus écolos. Premier créateur à maîtriser la technologie du mycélium imprimé en 3D, le designer néerlandais Eric Klarenbeek génère une alternative au plastique en fabriquant des objets « vivants », capables de produire de l’oxygène et compostables après utilisation. Avec « The Living », l’architecte David Benjamin créé une structure constituée de briques issues d’un alliage de mycélium de champignon en croissance et de déchets agricoles. Dès qu’elle n’est plus alimentée en eau, cette dernière stoppe sa croissance et son « auto-assemblage » et semble aussi solide qu’un mur de béton. 

En architecture, on invente aussi de nouveaux écosystèmes naturels. Depuis près de 10 ans, le cabinet XTU cultive des micro-algues dans des panneaux de verre et conçoit des systèmes de recyclage issus de procédés biologiques. Avec la photosynthèse, les organismes se développent et absorbent du CO2. L’eau utilisée pour la culture des algues est ensuite recyclée. Transformée en biomasse, une partie des algues est utilisée en cosmétique ou en médecine. La chaleur captée par la façade est quant à elle exploitée pour le chauffage et l’eau chaude du bâtiment. Un principe circulaire qui ne génère aucune perte !

Même la mode pourrait s’y mettre. Professeure d’un groupe de recherche au MIT, la designer Neri Oxman explore aussi de nouvelles formes de textile inspirées de la nature. Conçues à partir de composants moléculaires trouvés dans les arbres, les insectes et même les os humains, les pièces sont toutes fabriquées numériquement.

Bref, « La Fabrique du Vivant » donne de l’espoir et accessoirement, des solutions pour l’avenir.

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ET SI on pouvait imprimer nos produits sportifs chez Decathlon ?
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