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ImagoTV, le Netflix gratuit et écolo de la transition positive

Publié le 21 avril 2019 - Temps de lecture : 5 min -
Provenance : www.kaizen-magazine.com / 10 janvier 2019

Résumé

Gratuite et collaborative, cette nouvelle plateforme de vidéos en streaming, propose exclusivement du contenu engagé, tourné vers la transition écologique et sociale. L’internaute peut ainsi naviguer entre huit grandes thématiques (conscience, alternatives, esprit critique, santé alimentation, économie, écologie, société et connaissance) et avoir accès à près de deux mille vidéos.

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Et si on lâchait un peu les comédies romantiques et les séries dramatiques de Netflix pour s’aventurer sur ImagoTV ? Gratuite et collaborative, cette nouvelle plateforme de vidéos en streaming, née le 18 décembre 2018, propose exclusivement du contenu engagé, tourné vers la transition écologique et sociale.

Une soirée « Netflix and chill » en perspective ? Pourquoi ne pas changer pour un moment « Imago and think » ? Créé en décembre 2018 par deux jeunes ingénieurs, Nicolas et Felipe [qui préfèrent rester relativement anonymes], ImagoTV vous ouvre de nouveaux horizons de réflexions positives.

Si l’interface noire et épurée peut faire penser à Netflix, Imago se détache du géant du streaming par son contenu. En accès libre, tous les documentaires, émissions ou encore courts-métrages proposés sont tournés vers les enjeux de la transition écologique et sociale. « On a voulu donner une vraie dimension populaire à ce projet en proposant des vidéos engagées qui interrogent les modèles dominants, mais aussi qui offrent des alternatives », explique Nicolas, l’un des cocréateurs.

Sans nécessité de s’abonner, l’internaute peut ainsi naviguer entre huit grandes thématiques (conscience, alternatives, esprit critique, santé alimentation, économie, écologie, société et connaissance) et avoir accès à près de deux mille vidéos – un chiffre qui devrait doubler d’ici courant février 2019 –, de Humanréalisé par Yann Arthus-Bertrand aux émissions d’enquêtes de Cash Investigation,en passant par les chroniques du professeur Feuillage, qui vulgarise les enjeux écologiques. « On s’est rendu compte que beaucoup de vidéastes engagés ne trouvaient pas toujours leur public et que le public demandeur de ces contenus galérait aussi à (re)trouver ce type de vidéos alternatives. On a donc voulu tout regrouper et faire le lien entre les deux », ajoute le cofondateur. Un enthousiasme des internautes qui se ressent déjà, puisque trois semaines seulement après son lancement, ImagoTV a déjà enregistré plus de cent mille visiteurs.

Entre 1981 et 2000, la base de la Royal Air Force de Greenham Common a été occupée par 30 000 militantes pour lutter contre l'installation de missiles nucléaires. Les théoriciennes reconnaissent aussi dans ce mouvement ce qu'elles nommeront le reclaim : un geste de réappropriation et de réinvention de la féminité. (Crédit : Ceridwen)

Une conception écoresponsable

Désireux de s’engager eux-mêmes pour le respect de la planète et conscients du coût écologique d’Internet, Nicolas et Felipe ont développé le site de manière écoresponsable. « En respectant les principes du « greencode », Imago a été conçu pour être le moins énergivore possible en optimisant la taille du code informatique et celle des images », explique Nicolas.

Même si la plupart des vidéos proposées actuellement proviennent de YouTube ou de Vimeo, les deux jeunes Français souhaitent, à terme, basculer tous les contenus vers WeTube ou PeerTube, des plateformes de streaming alternatives moins gourmandes en CO2 qui utilisent des serveurs locaux décentralisés chez des particuliers et respectent la protection des données privées. « Notre envie profonde est de convaincre tous les vidéastes de rejoindre ces plateformes, et pourquoi pas de s’affranchir, un jour, du géant YouTube », projette Nicolas.

 

Devenir le « Wikipédia de la vidéo »

Encore en phase de développement, Felipe et Nicolas souhaitent faire d’Imago un véritable lieu d’échanges. Pour ce faire, des fonctions collaboratives seront ajoutées prochainement, comme la possibilité de déposer des commentaires, de proposer des sondages, de créer des quiz, mais également de vérifier les données et les faits des contenus de la plateforme grâce à un service de fact-checkingcollaboratif, CaptainFact. « C’est une extension que nous sommes en train d’installer sur Imago pour permettre d’accentuer ce gros travail collaboratif et ainsi d’avoir des contenus vérifiés et de qualité », explique Nicolas.

En misant sur l’intelligence collective, Imago permettra aux utilisateurs de proposer de nouveaux contenus et même d’utiliser le code du site (en open source) – dans le respect de la charte – pour créer d’autres plateformes dérivées alimentées par le contenu d’Imago. « La notion d’Internet libre est primordial pour nous. On souhaite réellement créer une plateforme vivante pour que chacun y trouve son compte », détaille Nicolas. « Très inspirés par les travaux du militant politique et hacktiviste Aaron Swartz[1], notre but ultime serait de transformer Imago en un véritable Wikipédia de la vidéo », conclut-il.

En biologie, l’imago fait référence au stade final de l’évolution d’un animal (l’imago de la chenille étant le papillon, par exemple). Ima signifie « maintenant », en japonais et go « on y va », en anglais.  Alors profitons de ce nouvel outil numérique prometteur et allons-y sans hésiter !

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Maëlys Vésir1 article

Analyse et questionnements

Née fin 2018, Imago s’est inspiré de Netflix et de l’engouement des personnes à passer du temps devant les séries pour proposer gratuitement une alternative qui permet un apprentissage et pourquoi pas un engagement vers une transition sociale et écologique. Au delà d’être engagée, cette plateforme est également collaborative, le code du site est en open source pour permettre un enrichissement permanent en faisant confiance à l’intelligence collective, une sorte de wikipédia de vidéos. Imago est une ressource de vidéos qui respecte l’intention primaire d’Internet : gratuité des savoirs et collaboration.

Pour aller plus loin...

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ET SI l’open source devenait la norme (chez Decathlon)?
ET SI on postait tous un contenu vidéo sur imago ?
ET SI on devenait actif devant la télévision ?
ET SI avant de faire quoique ce soit on se demandait si c’est écoresponsable ?
Et SI tout contenu éducatif avait pour obligation d’être gratuit ?
Et SI toute action sur le web devait être le moins énergivore possible ?
Et SI on n’utilisait que des plateformes les moins énergivores (ex: wetube ou lilo) ?

1 Commentaire

  1. Furlan

    – Et Si les contenus liés à la transition positive orientés vers la dystopie ? – Et Si les enjeux des contenus étaient maquillés et influencent négativement ? – Et Si les serveurs locaux utilisés par IMAGOTV sont plus pollueurs et énergivores que les serveurs centralisés ? – Est-ce que ce contenu n’est pas la 1ère pollution visuelle qui nous rend attentiste et non acteur ? – Et Si on se laisse vivre sans avoir besoin d’observer du contenu ? – Et si l’on fourni du contenu qui illustre des moyens pour accompagner la transition positive ? – Et si on fourni du contenu pour éduquer à se passer des contenus…?

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